Archives d’Auteur

Lâcher prise   7 comments

Un soir, une nuit ou à l’aurore,
Peu importe le décor,
Si vraiment tu es sans ressort,
Abandonne ton passeport.

Dépose tes livres et ton savoir dans la grange,
Oublie toutes les louanges.
Fais le silence, et, écoute ton cœur en échange.
Comme c’est étrange !

Le vide s’installe, et semble indolore.
Une présence invisible… Peut être un ange,
Sonne au son du cor.
Comme c’est étrange !

« Regarde en toi. Libère le trésor. »
Seul dans le noir, le vide encore…
Nu comme un ver. Qui cela dérange ?
« Ouvre ton cœur… Prépare les vendanges ! »

Pardonne sans aucune attente, à ceux qui t’ont fait du tort,
Pardonne toi aussi, d’avoir bâti tous ces gardes corps.
Haines et rancœurs sont des prisons avec leurs états majors.
Elles ligotent l’Amour à bras le corps.

Seul, le pardon permet, en dernier ressort
De s’évader et, enfin, d’éclore…

Telle une mésange,
Envole toi comme un archange.
C’est trop fort !
Utilise cette clef d’or…

Jacques

Publié 3 novembre 2015 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour… (Christiane Singer)   17 comments

Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, quand il n’y a plus rien, mais vraiment plus rien, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.

Je vous le jure. Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour. Tous les barrages craquent. C’est la noyade, c’est l’immersion. L’amour n’est pas un sentiment.
C’est la substance même de la création.

Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres. Mais cela va beaucoup plus loin. Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres.
C’est cela le mystère. C’est cela le plus grand vertige.

Au fond je viens seulement vous apporter cette bonne nouvelle : de l’autre côté du pire t’attend l’Amour.
Il n’y a en vérité rien à craindre. Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte.

Et puis il y a autre chose encore. Avec cette capacité d’aimer qui s’est agrandie vertigineusement, a grandi la capacité d’accueillir l’amour. Et cet amour que j’ai accueilli, que j’ai recueilli de tous mes proches, de mes amis, de tous les êtres que, depuis une vingtaine d’années, j’accompagne et qui m’accompagnent, parce qu’ils m’ont certainement plus fait grandir que je ne les ai fait grandir.

Et subitement toute cette foule amoureuse, toute cette foule d’êtres qui vous portent! Il faut partir en agonie, il faut être abattu comme un arbre pour libérer autour de soi une puissance d’amour pareille. Une vague. Une vague immense. Tous ont osé aimer. Sont entrés dans cette audace d’amour. En somme il a fallu que la « foudre » me frappe pour que tous autour de moi enfin se mettent debout et osent aimer. Debout dans leur courage et dans leur beauté. Oser aimer du seul amour qui mérite ce nom et du seul amour dont la mesure soit acceptable : l’amour exagéré, l’amour démesuré, immodéré.

Alors , amis entendez ces mots que je vous dis là comme un grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément.

Tout est mystère. Ma voix va maintenant lentement se taire à votre oreille. Vous me rencontrerez peut-être ces jours errant dans les couloirs car j’ai de la peine à me séparer de vous.

La main sur le cœur, je m’incline devant chacun de vous ».

Paroles de Christiane Singer, recueillies en novembre 2006.
Texte paru dans SOURCE N°4 (mai – juin 2007 : épuisé) http://www.terre-du-ciel.org

Publié 18 mars 2015 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

Au milieu de la nuit…   4 comments

Au milieu de la nuit,
Au début de l’hiver,
Il était une fois un petit d’homme,
Qui arriva tout sanguinolent sur la Terre des hommes.

Bizarrement, ce petit d’homme avait déjà une douleur atroce en son cœur.
Il s’était passé quelque chose…
S’il avait su dire les choses, alors, il aurait susurré,
Non, je ne dirai rien,
Je ne ferai rien.
Mais laissez moi…
Laissez moi vivre !

Je n’existe pas !

Donnez moi juste un peu de pain,
Juste un peu d’eau.
Ne me demandez rien…
Jene suis pas là.
Ne me sollicitez pas.

Je n’existe pas !
Je ne veux que « Survivre ».

Mais il ne savait pas user des mots…
Alors, lentement, doucement,
La petite étincelle alla s’enfermer au fond de son cœur,
Pour laisser passer les heures, les mois, les années,
Les dizaines d’années.
En attente…

Régulièrement, elle envoyait des messages :
« Tu n’es pas cela. »
« Abandonne ton fardeau. »
« Ne juge pas… »
« Accepte ce qui advient »

Dans l’espoir que le petit d’homme capte l’un d’eux,
Entame, pas à pas, un retour à la source,
Ose entrouvrir la « Porte » de son cœur,
Pour laisser s’échapper la Lumière,
Et naître enfin…

Jacques

Publié 17 mars 2015 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

Ne pas se connaitre soi-même, c’est détruire l’ordre sacré des choses.   1 comment

La véritable intelligence consiste à rendre au savoir la place qui lui revient. Sans certaines connaissances, il n’est pas possible de vivre dans cette société technologique et presque mécanique, mais ce savoir ne pourra transformer radicalement l’être humain et le monde dans lequel il vit. Le savoir n’est pas la perfection de l’intelligence. L’intelligence peut faire appel au savoir et le fait effectivement, transformant ainsi l’homme et la société. Mais l’intelligence ne réside pas dans le seul fait de cultiver l’intellect et son intégrité. Elle découle d’une compréhension pleine et lucide de la conscience de l’homme, de vous-même, et non d’une partie, d’un segment isolé de vous-même.

L’étude et la compréhension du mouvement de votre propre esprit, de votre propre coeur donne naissance à l’intelligence. Vous êtes le contenu de votre propre conscience ; en vous connaissant vous-même, vous connaîtrez l’univers entier. Cette connaissance se situe au-delà des mots, car le mot n’est pas la chose. Se libérer du connu, à chaque instant de votre vie, voilà l’essence de l’intelligence. C’est cette forme d’intelligence qui agit dans l’univers si vous n’y faites pas obstacle. Ne pas se connaître soi-même, c’est détruire l’ordre sacré des choses. Les études que d’autres ont pu entreprendre sur vous ou sur eux-mêmes ne modifient en rien cette ignorance. C’est à vous et vous seul qu’il appartient d’étudier le contenu de votre conscience. Les recherches menées par d’autres sur eux-mêmes, et donc sur vous, ne sont qu’autant de descriptions. Le mot n’est pas la chose.
Jiddu Krishnamurti (Journal)

Publié 27 février 2015 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

J’ai le Coeur qui saigne…   5 comments

Ça ne passe pas !

« Tristesse » est bien le moindre mot.

Pourquoi ? Comment ?

Quel a donc été ton chemin pour aboutir à une telle haine,

Et fomenter un tel carnage ?

Quel poison a donc été déversé en tes veines,

Pour parvenir à bâillonner ainsi ton Cœur,

Et ne lui donner aucune chance de stopper ton geste ?

Quel désarroi a donc pu gagner ton esprit pour ainsi confier,

Tes jambes, tes bras, tes mains, ta Vie…

A une autre autorité que celle de ton Cœur ?

Combien de temps encore pour que l’Homme s’éveille enfin.

N’écoute que lui même, et soit son propre Maître ?

J’ai le Cœur qui saigne,

De voir autant d’ignorance dans la tête des hommes !

L’incompréhension, le doute me gagnent..

SILENCE…

Malgré tout, ma Confiance… ma Foi en la Vie demeurent sans failles..

Demain, nous serons des millions dans les rues…en silence…

« Je suis Charlie »

Publié 10 janvier 2015 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

Enfance abusée…   16 comments

Régulièrement, les actualités nous déversent leurs lots d’abus sexuels commis sur de jeunes enfants…

Comme me le disait une amie : »Qui a le droit de faire ça ? »

Quelles pensées, émotions surgissent chez l’enfant abusé ? En a-t-on vraiment conscience ?

Peut-on s’imaginer ce qui se passe dans la tête de ces jeunes pousses innocentes ?

C’est un désastre !

Un véritable tsunami !

Le monde s’écroule.

L’univers s’effondre.

Toutes les valeurs s’affaissent. La joie, les rires, la spontanéité, l’innocence se recroquevillent.

Le Coeur saigne !

L’enfant sait que quelque chose s’est cassé…

Toutes les structures de sa jeune vie étaient basées sur la Confiance.

Les piliers de ce si fragile édifice se brisent… Comme un château de cartes…

Une douleur immense naît au fond du Coeur.

Douleur muette…

Qui ne se dit pas.

Ne se crie pas !

Douleur tapie… là…tout au fond…tout en bas…

Enfance massacrée…

Les sentiments s’entremêlent : culpabilité, mésestime de soi, haine, mépris de son corps, mépris de soi, envie de tuer, de mourir…

Comme une pieuvre la douleur dénature tout et envahit tout l’organisme vivant…

Et puis un mot surgit : « Survivre ! »

Seul ce mot existe. Le cerveau a pris les commandes…

Des pans entiers de mémoire sont enfouis dans des tiroirs et fermés à double tours.

Les oreilles se bouchent…

Les yeux se ferment…

La langue se paralyse.

L’urgence est la survie…

Combien d’années, de dizaine d’années faudra-t-il pour que le Coeur retrouve la parole…?

Le chemin pour dénicher la douleur, ouvrir les « tiroirs », est rempli d’embûches, de constructions infranchissables, de forteresses imprenables, d’horribles monstres affamés….

Pardonner, se pardonner est la clé pour ouvrir les portes et tendre vers la paix…

Publié 22 novembre 2014 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

Silence…   15 comments

Silence, silence…

Presque deux ans sans articles, sans mots alignés les uns derrière les autres, sans visites à mes premiers amis du « net »…

Les mots sont parfois si mouvants, si troublants… Ils glissent entre mes doigts ou mes neurones, se faufilent, se jouent de mon esprit, se moquent de mes hésitations et me laissent parfois tellement insatisfaits…

Mon crayon glisse sur le papier et n’écrit que rarement ce que mes tripes, ma « p’tite voix », mon « coeur » essayent de faire passer…

L’Amitié… Tiens je me rappelle mon « poème » sur ce mot, cet état d’être:

« …Mon amitié, je te la donne,

Sans retenue, sans exigence,

Elle est tienne pour l’éternité… » 

« Pour l’Eternité »

Mots doux et prometteurs mais que sais-je de l’éternité ?

Qui a écrit cela ?

« Moi » ou « la p’tite voix » ou comme je l’appelle souvent, la petite étincelle qui frémit parfois, là, tout au fond de son antre ?

Utopie ou certitude ?

Ecrire…Lire…Voir…Entendre… Observer… Tout est simple…majestueusement simple…

« Je suis… »

Je suis la somme de milliards d’années d’évolution et tout est en moi…

Cela ne sert à RIEN de chercher d’où je viens, comment et pourquoi je suis là.

Tout est dans la moindre de mes cellules…

Mais les mots sont bien trop faibles pour faire passer cet état d’être !

Jacques

 

Publié 2 avril 2014 par Coeur de Lyon007 dans Non classé