Heureux sont les pauvres en esprit…   19 comments

Voilà un texte de Maître Eckhart que je  vous soumets .

Qu’en pensez vous ?

Certains penseurs libres ont touché là où l’esprit s’ouvre au-delà de sa propre limitation, là où tout s’apaise et communie en un souffle vivant.

Chez ceux là, la pensée est vive comme l’épée, qu’elle jaillisse en quelques mots ou qu’elle se développe, elle a la concision qui fait le tranchant, elle révèle le faux. 

Elle le fait au-delà du conditionnement, celui-là même auquel nous ne pouvons prétendre  échapper,  le traverser…

Maître Eckhart (1260-1327)

Par la bouche de la sagesse, la félicité énonça : «Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux leur appartient.» Les anges, les saints, tout ce qui ne naquit jamais doit être silence quand parle l’éternelle sagesse du Père car toute la sagesse des anges et de toutes les créatures n’est que pur néant devant l’insondable sagesse de Dieu.
Cette sagesse a dit : «Heureux sont les pauvres.» 
Or il y a deux genres de pauvreté. La pauvreté extérieure, bonne et très louable lorsque l’homme la vit volontairement par amour pour notre seigneur Jésus-Christ, comme lui-même l’a assumée sur terre. Mais selon la parole de notre Seigneur, il est une autre pauvreté, une pauvreté intérieure ; puisqu’il dit : « Heureux sont les pauvres en esprit ! »
Soyez, je vous prie, de tels pauvres afin de comprendre ce discours car, je vous le dis au nom de la vérité éternelle, si vous ne devenez pas semblables à cette vérité, vous ne pourrez pas me comprendre. D’aucuns m’ont interrogé sur la vraie pauvreté et sur ce qu’il faut entendre par un homme pauvre.
Je vais maintenant leur répondre.

L’évêque Albert dit : «Est un homme pauvre celui qui ne peut se contenter de toutes les choses que Dieu a jamais créées», et cela est bien dit. Mais nous allons encore plus loin et situons la pauvreté à un niveau bien plus élevé.

Est un homme pauvre celui qui ne veut rien, ne sait rien et ne possède rien.

Je vais vous parler de ces trois points et vous prie, par amour de Dieu, d’essayer de comprendre cette vérité, si cela vous est possible. Mais si vous ne la comprenez pas, n’en soyez pas troublés car je parlerai d’un aspect de la vérité que très peu de gens, même profonds, sont en mesure de comprendre.

Nous dirons d’abord qu’un homme pauvre est celui qui ne veut rien.

Bien des gens ne comprennent pas véritablement ce sens. Ce sont ceux qui s’adonnent à des pénitences et à des pratiques extérieures, performances qu’ils tiennent néanmoins pour considérables, alors qu’ils ne font que s’auto glorifier. Que Dieu en ait pitié de si peu connaître la vérité divine ! Ils sont tenus pour saints, d’après leurs apparences extérieures, mais au dedans ce sont des ânes qui ne saisissent pas le véritable sens de la divine vérité. Ces gens disent bien que pauvre est celui qui ne veut rien, mais selon l’interprétation qu’ils donnent à ces mots, l’homme devrait vivre en s’efforçant de ne plus avoir de volonté propre et tendre à accomplir la volonté de Dieu. Ce sont là des gens bien intentionnés et nous sommes prêts à les louer. Dieu, dans sa miséricorde, leur accordera sans doute le royaume des cieux, mais, je dis moi, par la vérité divine, que ces gens ne sont pas, même de loin, de vrais pauvres. Ils passent pour éminents aux yeux de ceux qui ne connaissent rien de mieux, cependant ce sont des ânes qui n’entendent rien de la vérité divine. Leurs bonnes intentions leur vaudront sans doute le royaume des cieux, mais de cette pauvreté dont nous voulons maintenant parler, ils ne connaissent rien.

Si on me demandait ce qu’il faut entendre par un homme pauvre qui ne veut rien, je répondrais : aussi longtemps qu’un homme veut encore quelque chose, même si cela est d’accomplir la volonté toute chère de Dieu, il ne possède pas la pauvreté dont nous voulons parler.

Cet homme a encore une volonté : accomplir celle de Dieu, ce qui n’est pas la vraie pauvreté. En effet, la véritable pauvreté est libre de toute volonté personnelle et pour la vivre, l’homme doit se saisir tel qu’il était lorsqu’il n’était pas. Je vous le dis, par l’éternelle vérité : aussi longtemps que vous avez encore la soif d’accomplir la volonté de Dieu, et le désir de l’éternité de Dieu, vous n’êtes pas véritablement pauvre, car seul est véritablement pauvre celui qui ne veut rien et ne désire rien.

Quand j’étais dans ma propre cause, je n’avais pas de Dieu et j’étais cause de moi-même, alors je ne voulais rien, je ne désirais rien car j’étais un être libre et me connaissais moi-même selon la vérité dont je jouissais. Là, je me voulais moi-même et ne voulais rien d’autre, car ce que je voulais je l’étais, et ce que j’étais je le voulais. J’étais libre de Dieu et de toute chose. Mais lorsque par ma libre volonté j’assumais ma nature créée, alors Dieu est apparu, car avant que ne fussent les créatures, Dieu n’était pas Dieu, il était ce qu’il était. Mais lorsque furent les créatures, Dieu n’a plus été Dieu en lui-même, mais Dieu dans les créatures. Or nous disons que Dieu, en tant que ce Dieu-là, n’est pas l’accomplissement suprême de la créature car pour autant qu’elle est en Dieu, la moindre créature a la même richesse que lui. S’il se trouvait qu’une mouche ait l’intelligence et pouvait appréhender l’éternel d’où elle émane, nous dirions que Dieu, avec tout ce qu’il est, en tant que Dieu, ne pourrait satisfaire cette mouche. C’est pourquoi nous prions d’être libres de Dieu et d’être saisi de cette vérité et d’en jouir éternellement là où les anges les plus élevés, la mouche et l’âme sont un ; là où je me tenais, où je voulais ce que j’étais, et étais ce que je voulais.

Nous disons donc que l’homme doit être aussi pauvre en volonté que lorsqu’il n’était pas. C’est ainsi qu’étant libre de tout vouloir, cet homme est vraiment pauvre.

Pauvre en second lieu est celui qui ne sait rien.

Nous avons souvent dit que l’homme devrait vivre comme s’il ne vivait ni pour lui-même, ni pour la vérité, ni pour Dieu. Nous allons maintenant encore plus loin en disant que l’homme doit vivre de telle façon qu’il ne sache d’aucune manière qu’il ne vit ni pour lui-même, ni pour la vérité, ni pour Dieu. Bien plus, il doit être à tel point libre de tout savoir qu’il ne sache ni ne ressente que Dieu vit en lui. Mieux encore, il doit être totalement dégagé de toute connaissance qui pourrait encore surgir en lui. Lorsque l’homme se tenait encore dans l’être éternel de Dieu, rien d’autre ne vivait en lui que lui-même.

Nous disons donc que l’homme doit être aussi libre de tout son propre savoir, qu’il l’était lorsqu’il n’était pas et qu’il laisse Dieu opérer selon son vouloir en en demeurant libre. Tout ce qui découle de Dieu a pour fin une pure activité. Mais l’activité propre à l’homme est d’aimer et de connaître. Or la question se pose de savoir en quoi consiste essentiellement la béatitude.

Certains maîtres disent qu’elle réside dans la connaissance, d’autres dans l’amour. D’autres encore qu’elle réside dans la connaissance et l’amour. Ces derniers parlent déjà mieux. Quant à nous, nous disons qu’elle ne réside ni dans la connaissance ni dans l’amour. Il y a dans l’âme quelque chose d’où découlent la connaissance et l’amour. Ce tréfonds ne connaît ni n’aime comme les autres puissances de l’âme. Celui qui connaît cela connaît la béatitude. Cela n’a ni avant ni après, sans attente, et est inaccessible au gain comme à la perte. Cette essence est libre de tout savoir que Dieu agit en elle, mais se jouit elle-même par elle-même comme le fait Dieu.

Nous disons donc que l’homme doit se tenir quitte et libre de Dieu, sans aucune connaissance, ni expérience que Dieu agit en lui et c’est ainsi seulement que la véritable pauvreté peut éclore en l’homme.

Certains maîtres disent : Dieu est un être, être raisonnable qui connaît toute chose. Or nous disons : Dieu n’est ni être ni être raisonnable, et il ne connaît ni ceci, ni cela. Dieu est libre de toute chose et c’est pourquoi il est l’essence de toute chose. Le véritable pauvre en esprit doit être pauvre de tout son propre savoir, de sorte qu’il ne sache absolument rien d’aucune chose, ni de Dieu ni de la créature, ni de lui-même. Libre de tout désir de connaître les œuvres de Dieu ; de cette façon seulement, l’homme peut être pauvre de son propre savoir.

En troisième lieu, est pauvre l’homme qui ne possède rien.

Nombreux sont ceux qui ont dit que la perfection résidait dans le fait de ne rien posséder de matériel, et cela est vrai en un sens, mais je l’entends tout autrement.

Nous avons dit précédemment qu’un homme pauvre ne cherche même pas à accomplir la volonté de Dieu, mais qu’il vit libre de sa propre volonté et de celle de Dieu, tel qu’il était lorsqu’il n’était pas. De cette pauvreté nous déclarons qu’elle est la plus haute.

Nous avons dit en second lieu que l’homme pauvre ne sait rien de l’activité de Dieu en lui. Libre du savoir et de la connaissance, autant que Dieu est libre de toute chose, telle est la pauvreté la plus pure. Mais la troisième pauvreté dont nous voulons parler maintenant est la plus intime et la plus profonde : celle de l’homme qui n’a rien. Soyez toute écoute ! Nous avons dit souvent, et de grands maîtres l’ont dit aussi, que l’homme doit être dégagé de toute chose, de toute œuvre, tant extérieure qu’intérieure, de telle sorte qu’il soit le lieu même où Dieu se trouve et puisse opérer. Mais à présent, nous allons au-delà. Si l’homme est libre de toute chose, de lui-même, et même de Dieu, mais qu’il lui reste encore un lieu où Dieu puisse agir, aussi longtemps qu’il en est ainsi, l’homme n’est pas encore pauvre de la pauvreté la plus essentielle. Dieu ne tend pas vers un lieu en l’homme où il puisse opérer.

La véritable pauvreté en esprit c’est que l’homme doit être tellement libéré de Dieu et de toutes ses œuvres que, Dieu voulant agir en l’âme, devrait être lui-même le lieu de son opération. Et cela il le fait volontiers car, lorsque Dieu trouve un homme aussi pauvre, Dieu accomplit sa propre œuvre et l’homme vit ainsi Dieu en lui, Dieu étant le lieu propre de ses opérations. Dans cette pauvreté, l’homme retrouve l’être éternel qu’il a été, qu’il est maintenant et qu’il sera de toute éternité.

Saint Paul dit : «Tout ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu.» Or, notre discours semble transcender la grâce, l’être, la connaissance, la volonté, et tout désir. Comment donc comprendre la parole de saint Paul ? On répondra que la parole de saint Paul est vraie. Il fallait qu’il soit habité par la grâce ; c’est elle qui opéra pour que ce qui était potentiel devint actuel. Lorsque la grâce prit fin, Paul demeura ce qu’il était.

Nous disons donc que l’homme doit être si pauvre qu’il ne soit, ni ne possède en lui aucun lieu où Dieu puisse opérer. Tant qu’il conserve une localisation quelle qu’elle soit, il garde une distinction. C’est pourquoi je prie Dieu d’être libre de dieu car mon être essentiel est au-delà de Dieu en tant que Dieu des créatures.

Dans cette divinité où l’Être est au-delà de Dieu, et au-delà de la différenciation, là, j’étais moi-même, je me voulais moi-même, je me connaissais moi-même, pour créer l’homme que je suis. Ainsi je suis cause de moi-même selon mon essence, qui est éternelle, et non selon mon devenir qui est temporel. C’est pourquoi je suis non-né et par là je suis au-delà de la mort. Selon mon être non-né, j’ai été éternellement, je suis maintenant et demeurerai éternellement. Ce que je suis selon ma naissance mourra et s’anéantira de par son aspect temporel. Mais dans ma naissance éternelle, toutes les choses naissent et je suis cause de moi-même et de toutes choses. Si je l’avais voulu, ni moi-même ni aucune chose ne serait, et si je n’étais pas, Dieu ne serait pas non plus. Que Dieu soit Dieu, je suis la cause ; si je n’étais pas, Dieu ne serait pas. Mais il n’est pas nécessaire de comprendre cela.

Un grand maître a dit que sa percée est plus noble que son émanation, et cela est vrai. Lorsque j’émanais de Dieu, toutes les choses dirent : Dieu est. Mais cela ne peut me combler car par là je me reconnaîtrais créature. Au contraire, dans la percée, je suis libéré de ma volonté propre, de celle de Dieu, et de toutes ses expressions, de Dieu même. Je suis au-delà de toutes les créatures et ne suis ni créature, ni Dieu. Je suis bien plus. Je suis ce que j’étais, ce que je demeurerai maintenant et à jamais. Là je suis pris d’une envolée qui me porte au-delà de tous les anges. Dans cette envolée, je reçois une telle richesse que Dieu ne peut me suffire selon tout ce qu’il est en tant que Dieu et avec toutes ses œuvres divines. En effet, l’évidence que je reçois dans cette percée, c’est que Dieu et moi sommes un. Là je suis ce que j’étais. Je ne crois ni ne décrois, étant la cause immuable qui fait se mouvoir toute chose. Alors Dieu ne trouve plus de place en l’homme. L’homme dans cette pauvreté retrouve ce qu’il a été éternellement et ce qu’il demeurera à jamais.

Ici Dieu et l’esprit sont un et c’est là la pauvreté la plus essentielle que l’on puisse contempler. Que celui qui ne comprend pas ce discours reste libre en son cœur, car aussi longtemps que l’homme n’est pas semblable à cette vérité, il ne peut pas la comprendre, car c’est une vérité immédiate et sans voile, jaillie directement du cœur de Dieu. Que Dieu nous vienne en aide pour la vivre éternellement…

Ouf ! Bonne lecture et….ne brusquez pas trop vos neurones…

Jacques

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Publié 26 janvier 2011 par Coeur de Lyon007 dans Non classé

19 réponses à “Heureux sont les pauvres en esprit…

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  1. Oui ouf !!! Jacques je viens de finir ma lecture , toute une réflextion lol ce matin j’ai bien lut attentivement et c’est bien vrai ce texte est vraiment fort et puissant et remplie de sagesse
    Ici Dieu et l’esprit sont un et c’est là , la pauvreté la plus
    essentielle que l’on puisse contempler.Il y a bien des sorte
    de pauvreté et je crois que Dieu nous jugeras pas sur notre
    facon d’agir et ni sur le nombre de fois que on ira à l’église
    ou non , car beaucoup y vont et ne sont pas habité par l’Amour
    de Dieu et de leurs prochain , nous serons jugé sur l’Amour
    inconditionel qu’on n’auras eu les uns pour les autres , la
    compassion , sinon il y auras pas grand monde qui pourras
    entrer au paradis je crois loll 🙂 Et bien c’est un texte à relire
    un gros merci à toi de nous l’avoir partager Jacques , qu’il est
    bon de te lire , je t’embrasse et te souhaite une Bonne-fin-de
    semaine … à bientôt … J’ai bien aimé ma lecture je reviendrai
    te lire mon cher Jacques , j’espère que tu vas bien … Prends
    soin de toi , sincère amitié Gigi

  2. Bonjour Jacques ,

    Je retiens pour ce qui est essentiel à mon point de vue :
     » En effet, l’évidence que je reçois dans cette percée, c’est que Dieu et moi sommes un.  »

    Vivre l’union, c’est se brancher sur la Source …donc sur l’éternel moment présent du  » Je suis  » et  » Ce qui est  »….!

    Rien d’autre n’a d’importance …Ça ne veut pas dire que rien de négatif ne m’arrivera plus jamais . Nous vivons dans un monde où nous côtoyons les deux courants …Mais …
    Je n’ai plus peur ….et ça ..c’est ma félicité …!

    Bonne journée Jacques
    Amitiés
    Manouchka

  3. Bonjour Jacques,

    Texte un peu long en effet… pour les neuronnes… mais pour le coeur il y a des racourcis. :o)

    « Heureux les pauvres en esprit…  » rejoint cette phrase pour moi : « Si vous ne redevenez comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ».

    C’est une question d’attitude et d’ouverture de coeur selon ma vision du moment… en union avec CELA ou Dieu comme le souligne Manouchka.

    http://atraya.wordpress.com/2011/01/26/lunite/

  4. Merci d’avoir pris le temps de lire ce long exposé d’ Eckhart sur la pauvreté.
    Trop long, je vous le concède…
    J’ai publié ce texte parce qu’il peut être un sujet de réflexion, de méditation aussi bien pour les croyants que les non croyants.
    La liberté ne s’acquière-t-elle pas quand on ne veut plus rien, on ne sait rien, on ne possède rien…?
    Amitiés à tous
    Jacques

  5. Pour ma part…de plus rien vouloir …signifierait d’arrêter de rêver …Là n’est pas la liberté pour moi …Je me sens libre au Coeur même de ma Créativité …à tous les jours je crée…à chaque instant ……
    Je ressens trop de vie à l’intérieur de moi pour ne plus rien vouloir …mes centres d’intérêt augmentent à mesure que je vieillis ….et oui ….j’attends encore TOUT de la vie …!

    Je te cite : La liberté ne s’acquière-t-elle pas quand on ne veut plus rien, on ne sait rien, on ne possède rien…?

    Cette phrase me donne froid dans le dos …!
    Ne plus rien vouloir, ne plus rien savoir, ne plus rien posséder ; c’est la mort …!

    Parle-moi de détachement , là j’embarque, comme on dit par ici ….Je suis détachée du résultat de tout ce que je désire …Mais jamais je n’arrêterai de rêver, de vouloir tout savoir …La vie est trop passionnante …!

    BISOUSSSSSSSSSSSSSSSS

    Manouchka

  6. Bonsoir Manouchka,
    Tiens, je t’ai amené un manteau. Ne prends pas froid !
    Surtout pas dans le dos. Tu vas attraper la grippe…
    Ah, ah, ah…!
    Un débat sans fin où les mots ont une signification différente pour chacun…
    Il me semble me rappeler, Manouchka, que tu aimais beaucoup la chanson de Jean Gabin : »Je sais…! »
    Une référence en la matière…où la conclusion est qu’on ne sait jamais.
    Nous sommes entourés de gens qui savent… Ils savent comment ça va se passer, comment ceci, comment cela, etc…
    Désolé, Manouchka, mais moi…je ne sais pas !
    Te rappelles tu de mon billet sur « La détresse » ?
    Ma détresse de sentir que je n’avais aucun pouvoir de changer une personne.
    Là non plus je ne veux plus…
    Je n’ai qu’une chose à faire, c’est « être » ce que je suis.
    Par contre je suis totalement ouvert à la connaissance…
    De moi, des autres, de la nature…
    Je n’arrête pas de rêver et je me sens investi d’une liberté sans limite.

    Celui qui « sait » ne peut s’empêcher de juger par rapport à ce qu’il sait.

    Les mots sont traîtres parfois et ne disent pas ce que l’autre veut dire…

    Je t’embrasse
    Jacques

    • Tout à fait d’accord ici :  » Je n’arrête pas de rêver et je me sens investi d’une liberté sans limite. »

      Merci de ces quelques moments passés chez toi à relire, au hasard, ce magnifique texte ….
      qui me touche ….
       »Là je suis pris d’une envolée qui me porte au-delà de tous les anges. Dans cette envolée, je reçois une telle richesse que Dieu ne peut me suffire selon tout ce qu’il est en tant que Dieu et avec toutes ses œuvres divines. En effet, l’évidence que je reçois dans cette percée, c’est que Dieu et moi sommes un. Là je suis ce que j’étais.  »…..

      Cet état d’esprit qui passe parfois comme un état de Grâces ….
      Encore faut-il décrocher de tout ….intérieurement….
      Nous sommes sans cesse confrontés à la perte de cet état …le quotitidien, les autres, les soucis d’argent..e.tc.
      J’y reviens…boire à cette Source où …là …..Je suis une avec Lui ….

      Tendresse
      Manouchka

      • Bonsoir Manouchka,
        Merci de ton commentaire.
        Perte de cet état ? Non, je ne crois pas que l’on puisse le perdre, mais la gestion sérieuse et responsable du quotidien nous oblige à vivre pleinement tout ce qui se présente, aussi bien les joies que les soucis…
        Le silence et l’abandon aident à retrouver ce que l’on est…

        Bises
        Jacques

  7. Bonjour Jacques, je suis heureuse que tu sois passé du côté de mon nouveau blog… Ça m’a fait chaud au coeur de te lire…. Pour ce billet de réflexion que je suis venu lire par trois fois entre mes tâches quotidiennes, jour de congé égal travail à la maison, il le faut bien… Bien … Pour être tout à fait honnête, je suis peut-être encore trop fatiguée , mais je crois que … je crois que j’ai rien compris… Désolé c’est plate comme commentaire… Où bien suis-je pauvre? Je ne sais pas quoi écrire…. Mais je fut très contente de te lire, j’espères que tu va bien, moi je me remet d’une bronchite aigüe, j’ai dû me servir d »une pompe pour la première fois, j’ai pas trop apprécié, mais je suis responsable de ce surcroît de fatigue, car j’ai voulu profiter de la manne qui passe, le temps des fêtes m’a offert la possibilité de faire plus d’heures au travail donc plus de sous, ça c’est le lot d’un autre genre de pauvreté…. Le mois de février sera plus tranquille, avec moin d’heure, je vais pouvoir me reposer… Prends soin de toi…

    Amitié

    Francine xoxo

  8. Tu as raison Jacques ,,,j’aime beaucoup cette chanson de Gabin, mais je ne parlais pas de ce savoir-là …il est évident qu’on ne sait jamais …et certains événements dans ma vie viennent confirmer ce fait …
    Quand je disais tout savoir …c’est dans le sens de tout connaître, tout voir…mordre dans la vie quoi !!!

    Je ne doute pas que la vie viendra encore me surprendre et comme je ne suis pas Dieu …pas encore …( lol ) ….Mais…mais.. ….Je sais que son amour et sa bonté viendra n’encadrer …m’illuminer…me couvrir de sa tendresse infinie … »’ ET ÇA JE LE SAIS !!!

    Je t’embrasse James …et merci pour le manteau d’hiver, tu es bien gentil mais j’en ai un …..!

    Bisous
    Manouchka

  9. Bonjour Jacques
    cela fait plusieurs fois que je m’essaie à lire cet article, mais je t’avoues, que j’ai beaucoup de mal…
    Alors je vais essayer de faire au plus simple si cela m’est possible 😉
    Je dirai que l’on devrait savoir que l’on ne sait rien, et que l’on a de pouvoir sur rien. Une fois qu’on sait ça, on prend la vie comme elle se présente, avec ses bons et mauvais cotés, une chose que je sais cependant, c’est que le plus beau moteur de la vie est l’Amour, et pour ça, dieu ou pas, on s »en fiche, tout se passe en nous, et notre désir d’apprendre, notre soif de vivre et d’Aimer.
    désolée surement à coté du sujet, mais j’ai un peu de mal à lire le mot dieu, je pense qu’on ferait mieux de s’aimer les uns et les autres, et cette entité ou je ne sais quoi, on ferait mieux de se la mettre de coté, certains se tournent vers dieu, et oublient de se tourner vers leur voisin, pourtant celui ci est là bien réel.
    Bonne journée Jacques, désolée si j’ai rien compris, j’ai vraiment eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout, et peut-être que mon esprit « conditionné » a déformé ce texte, je sais pas!
    à bientôt et sois bien tout simplement, ainsi que ceux que tu aimes.

  10. Bonjour Marie,
    Je crois, bien au contraire, que tu as bien saisi le sens profond du texte.
    Difficile à lire ce bougre d’Eckhart !
    Je crois comme toi que le plus beau moteur de la vie est l’Amour…l’amour véritable…l’amour universel.
    L’image d’un Dieu omnipotent n’est pas non plus ma tasse de thé.
    Dieu ? Certains l’appellent la Réalité, ou la Vie, ou l’Amour ou « Ce qui est »…
    Je me sens beaucoup plus proche de cela !
    Et dans ce cas, ce qui importe, c’est ce que je suis, ce que je fais, c’est mon voisin, c’est ce que j’ai à lui dire, c’est le geste que je fais, ce que je pense…Et cela, chaque seconde qui passe…
    Alors…on se sent soudain investi d’un énorme responsabilité…

    Je ne sais rien…je ne veux rien…je ne posséde rien…
    N’est ce pas se détacher de ce monde matériel totalement inhumain ?
    Merci Marie et toi aussi, sois heureuse et toi même auprès de tous tes proches et de tous les gens que tu rencontres…
    Jacques

  11. Bonjour,
    Je suis passé,j’ai lu (difficilement),pourquoi?Parceque je ne sais « qui » ou »quoi » est Dieu…..Pour moi,nul n’est besoin de cette entité.
    Je suis,tu es,ils sont etc….Oui;mais dieu?Je ne crois pas à l’existence de cet être qui aurait créé l’homme à son image,celà parceque l’homme n’est pas naturellement bon!Loin de là….Je ne crois qu’en l’Amour,LUI seul m’aide à vivre.
    Nul ne m’est besoin d’un dieu..Si il existe,il est mauvais parceque l’homme qu’il est sensé avoir créé est mal,souffre ou encore fait mal à son prochain…Si dieu existe,il n’est pas parfait loin de là ……Désolé :Mal exprimé,mais c’est mon ressenti. Malade ,je vis en respectant l’autre,ses croyances à condition qu’il ne me les impose pas et que celles si ne l’amènent pas à la violence,le racisme ,l’intolérance etc….
    Francis

  12. Bonjour Francis et merci pour ta visite.
    Oui, je suis d’accord avec toi. L’Amour universel est le plus important.
    Tout découle de l’Amour !
    Respect, tolérance, empathie, compassion…
    Dieu ? Ce mot est utilisé à toutes les sauces…

    Tu sais, Francis, comme je le disais dans un commentaire, je ne crois pas en un Dieu omnipotent dont on m’a asséné son image pendant toute mon enfance.
    Beaucoup plus tard, j’ai remplacé ce mot par d’autres : Vie, Amour, Réalité…
    Et si tu lis les textes en remplaçant le mot Dieu par le mot Vie ou Amour, le sens du texte change et la perception du texte se modifie…
    Moi, je trouve que tu parles très bien du mot « Amour ».

    Salut à toi
    Jacques

  13. y a t il un dieu?
    je me pose cette question depuis trois jours
    un étre cher a mon coeur est parti rejoindre un autre ailleurs
    alors si dieu existe pourquoi a t il voulu cela
    a 34 ans ? les questions que l on se pose sur dieu je ne suis pas la seule a me les poser je pense en lisant plus haut
    ton texte est beau ;long mais beau
    je respecte ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas
    je reve encore ,je fais de plus en plus de choses
    je ne me pose pas de questions si dieu me voit ou pas
    peu importe !!s il est là auprés de moi je ne le sais pas quoique !!!!parfois!!!!
    bon il y aurait beaucoup a dire sur ton texte
    Jacques
    bisous de Dany

  14. Bon-Dimanche Jacques merci de tes passage sur mes deux
    blog je viens te déposé ici mes voeux de Bonne-St-Valentin
    à toi et ton épouse et aussi te donné le lien de mon Blog #3

    ( Les Écrits de Gigi )

    http://mayagigi11.wordpress.com/

    Je te souhaite la Bienvenue je l’ai ouvert la semaine passé
    c’étais un blog d’essaie avant pour moi mais là j’ai décidé
    de l’ouvrir je vais mettre ton lien dans mon nouveau blog
    je ne prends que mes principaux amies et comme tu en fais
    partie je suis venu te chercher lol même pas besoin de
    prendre l’avion mdr … Grosse bise du Québec cher ami
    Prends soin de toi et Bonne-Semaine
    Tendresse & Amitié sincère Gigi

  15. Bonjour Jacques,

    Merci pour tes mots déposés chez moi, je n’y suis pas insensible… Ils m’on beaucoup touché car ils me rappelle un passage des évangiles que j’adores; 1 Corinthien 13

    Un passage sur le thème de l’amour inconditionnel .

    Ces temps-ci je me sent comme si je traversais une initiation… J’ai le sentiment étrange mais bien véritable de désapprendre plein de choses, mais je ne vis pas les changements que cela provoque négativement, je n’ai pas les mots pour en parler ni même vraiment l’écrire, mais ça viendra… je suis dans une expérience de resssenti intérieur profond… Je sais dans mon coeur que ce que je traverse en ce moment est positif… Tout ira bien parce que je ne désire pas vivre la moitié d’une vie, je suis là et je n’irais pas ailleurs, mes mots me rappelle une chanson de France D’Amour une artiste québécoise;  » Je n’irais pas plus loin, je n’irais pas ailleurs, et lâcher le bonheur qui est entre mes mains… »

    J’espères que tu va bien Jacques

    Douces pensées

    Francine xoxo

  16. merci Jacques
    tes passages chez moi sont toujours une joie
    l amitié c’est si beau quand elle est partagé
    j ai relu en ailleurs tes phrases qui me font chaud au coeur
    je vais bien cher ami
    le temps remet tout en place
    enfin !!les souvenirs seront là
    bisous avec amitié
    dany

  17. Bonsoir ou Belle nuit Jacques, je ne sais plus trop bien, là vu l’heure :)..
    Je me pose sur cet article, juste pour te faire un petit signe, en espérant que tu vas bien, ainsi que ceux que tu Aimes. Tout simplement.
    Fais de jolis rêves. 🙂
    Bon week end zen.
    Amicalement
    marie

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